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    La Caravane antimafia revient à Marseille !

    La Caravane antimafia sillone depuis plus de 20 ans l'Italie et l'Europe pour sensibiliser les populations à l'existence des mafias et pour promouvoir la légalité démocratique et la justice sociale. En avril 2018, la Ligue de l'enseignement l'accueille dans différentes structures du département. 

    DSC 0066Cette année, la Caravane antimafia sera présente : 

    • au sein de l'établissement pénitentiaire pour mineurs de la valentine le 12 avril 2018 (Public jeunes mineurs 13/18 ans dont réfugiés)
    • au centre éducatif fermé "les cèdres" à marseille le 16 avril 2018 (matin) - Public jeunes mineurs 15/18 ans placés sur décision judiciaire
    • au seiège de la Ligue de l'enseignement des Bouches-du-Rhône pour un retour sur le chantier de Caserta, le 16 avril 2018 (après-midi)

     

    Qu'est- ce que la caravane antimafia ?

    La caravane antimafia part d’une initiative citoyenne suite aux attentats perpétrés en Italie et en Sicile dans les années 90. Dès 1994, la « Carovana Internazonale Antimafie » sillonne l’Italie pour lutter contre les mafias et promouvoir l’idée d’une justice sociale et d’éducation à la légalité démocratique. Un travail de fond qui s’inscrit dans la durée de ce collectif d’associations italiennes afin de renforcer son engagement à construire une société alternative à la mafia et aux pratiques illicites. Pour les caravaniers, il s’agit de sensibiliser, de démystifier et de changer les représentations sur les méthodes corruptives, morales et économiques entretenues par les mafias. La caravane antimafia s'adresse à tous les citoyens, et plus particulièrement aux jeunes, dans le cadre d’une action d’éducation à la légalité démocratique étroitement liée à l’éducation à la citoyenneté.

    Les objectifs du projet en 2018

    caravane affiche 2018

    L'édition de la caravane 2018 se concentrera sur la problématique stéréotypes, identités, cultures. Les stéréotypes sont l'un des plus grands dangers, entraînant la sous-estimation du phénomène, sa difficile appréhension, l'incapacité de lire les mutations . L’identité, la possibilité de se reconnaître dans un groupe, dans des valeurs, sont les mots sur lesquels agir pour former des citoyens responsables. La lutte contre les organisations criminelles nécessite une forme adaptée et consciente des phénomènes qui affectent nos communautés. Le nihilisme et l'absence de valeurs - à partir de sa propre vie et de celle des autres - émergent de plus en plus dans les choix de nombreux jeunes qui se laissent fasciner par des organisations criminelles,devenant les instruments de ceux qui n'ont qu'une logique de profit illicite.

    La légalité est un concept vide si elle n'est pas accompagnée du terme «démocratique», ou si l’on n’a pas l'ambition de tendre vers la justice sociale. La culture, les cultures sont l'instrument le plus approprié pour réaliser l’insertion sociale, pour remplir les espaces de plus en plus facilement occupés par les pouvoirs criminels. Mais les cultures doivent être connues, partagées, appropriées par ceux qui font des choix politiques, par ceux qui agissent dans les territoires, par les éducateurs.

    Arci et la Ligue de l'Enseignement promeuvent les pratiques culturelles comme instrument d'émancipation, l'éducation populaire comme méthode éducative pour le développement de tous . « La première condition de gagner une guerre est de combattre » - écrit le sociologue Della Chiesa - l'un des plus grands experts européens dans le domaine de la lutte contre les organisations criminelles - « mais pour le combattre » - ajoute t-il— « vous devez comprendre ... que vous avez un ennemi en face". L'ennemi a un masque, le temps est venu de l'arracher.

     

     

    Les caravaniers en 2018

    Les caravaniers se complètent dans les missions de la caravane. Ce sont des militants de longue date et leurs expériences ont permis la création d’outils et de techniques pédagogiques spécifiques au jeune public.

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    Alessandro Cobianchi

    Avocat spécialisé en droit du travail, formateur et animateur social, conseiller juridique sur les réfugiés, les demandeurs d’asile, les biens confisqués, l’usure, l’anti racket et dans l’accompagnement des victimes de la mafia.
    Il a travaillé auprès des condamnés de la mafia, dans les territoires « dégradés » à forte présence criminelle. Il a écrit de nombreux essais sur la lutte contre les mafias et fut membre pendant 2 ans de l’Unité de soutien de la Préfecture de Bari sur la question des biens confisqués

    Mauro Maugeri

    Diplômé de l’école DAMS de Rome pour la mise en scène cinéma/télévision, il est détenteur d’un master de littérature jeunesse. Il forme des jeunes des et adultes en audiovisuel. Responsable des projets cinéma d’ARCI, il a été récompensé à la biennale de Venise pour son documentaire sicilien « A lu cielu chiana ».

    Rodolfo Ungheri

    Formateur et engagé dans l’animation sociale assure le soutien logistique et technique de la caravane

    Eléna Marenco

    Interprète, professeur d’italien à Marseille

    Maryse Paraire

    Coordonnatrice nationale de la caravane à la Ligue de l’Enseignement, professeur d’italien, retraitée

    Sylvie Allainmat

    Coordinatrice de la caravane sur le département des Bouches-du-Rhône

     

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