Des nouvelles de nos bénévoles de Lire & Faire Lire !

Éveline et Maryse (bénévoles relais de Lire & Faire Lire 13) se sont rencontrées pour échanger pendant l'ultime semaine de cours avant les vacances d'automne. Bonne nouvelle : "le réseau Aixois se porte bien" ! Les enfants ont gardé leur curiosité et sont toujours en demande de nouvelles histoires!

La lecture commençait à manquer à nos jeunes auditeurs ! Même s'il n'est pas chose aisée de travailler en groupe avec le contexte sanitaire actuel, tout se déroule bien pour les bénévoles de Lire & Faire Lire du Pays d'Aix. Les gestes barrières et le protocole sanitaire sont respectés. Cela devient un jeu. Des bénévoles nous livrent leur ressenti et témoignent de la reprise avec le sourire.

Sur le Pays d’Aix, les chiffres restent stables. On pouvait compter 37 bénévoles en mars dernier contre 30 inscrits désormais. 9 personnes ont préféré suspendre ou arrêter leurs interventions pour des raisons qui n'ont pas toujours pour explication la situation actuelle. Deux nouvelles lectrices sont arrivées. Et un lecteur potentiel sera accueilli prochainement. 

 Parmi les lectrices, 7 ont repris leurs lectures. Trois d'entre elles témoignent à travers des messages rassurants et encourageants :

 Geneviève Klein est intervenante au Centre-Social de l'horloge à la ZAC

« Comme beaucoup en ce début d'année j'étais partagée entre la hâte de reprendre et la crainte de "comment ça va se passer". Pour l'instant je n'ai qu'une toute petite expérience de reprise : 2 séances pour les CP-CE1 et CE2, une seule séance pour les CM1-CM2, la deuxième aura lieu demain. J'ai pu remarquer que les enfants étaient très demandeurs, plus encore que l'an dernier de cette petite bulle que nous leur offrons avec nos lectures. Il me semble que plus que jamais, ils ont envie, besoin de s'échapper du quotidien, de rêver, de partir vers de nouveaux horizons, des univers inconnus... et tout ça on peut le leur apporter avec nos livres, nos histoires... alors en ce qui me concerne je suis plus que jamais motivée et fidèle au poste. J'avais peur de la lecture sous masque... finalement ça se passe bien, ce n'est pas beaucoup plus fatigant. De temps en temps, il faut faire un petit rappel de respect des règles : éviter les chaises qui se rapprochent, les goûters qui voudraient se partager…mais on en fait un jeu.»

Eveline Mathonnière

« Comme beaucoup d'entre nous sûrement, j'avais des appréhensions avant de retrouver le chemin de l'école. Pas pour les "risques", mais de grandes interrogations sur nos modalités d'intervention. Après avoir vu tous les enfants de l'école (de la Petite Section à la Grande Section), mes appréhensions se sont envolées. Et l'expérience me montre que les enfants sont demandeurs, demandeurs de merveilleux, de nouveautés, mais aussi d'autres interlocuteurs auxquels ils font part de leurs envies, de leurs craintes aussi bien sûr. Et notre position particulière est toujours facilitante pour ces échanges. Pour ma part, dans le cadre où j'interviens (peut-être est-ce différent suivant les écoles), je crois que nos lectures apportent aux enfants une ouverture et une forme de sérénité ; malgré les difficultés, on se retrouve, on communique... et on prend du plaisir. Bien sûr, c'est parfois un peu difficile - et fatigant- pour la lectrice que je suis, obligée surtout avec les plus petits d'un peu "surjouer" les textes derrière le masque, mais bon ... On y arrive, on s'habitue et notre rendez-vous hebdomadaire semble faire du bien à tout le monde. Tout au moins c'est ainsi que je le ressens...»

Nicole Bourbousson a commencé ses lectures sous le préau ouvert de l'école élémentaire des Deux Ormeaux à la ZUP. Elle nous envoie ce SMS :

«  Glagla dehors… alors on s’est « rapatrié » dans la bibliothèque, porte ouverte, masque, distance et la fameuse rivière* : la totale !!! J’étais très heureuse de reprendre l’exercice et à l’aise car maintenant je suis rodée… même si la lecture avec le masque c’est pas vraiment cool… Voilà mon retour, tout le monde est ravi, ça file la forme ! » 

*Nicole fait référence à un dispositif mis en place via le jeu pour permettre aux enfants de respecter les distances sanitaires.

Des témoignages positifs qui montrent que l'accès à l'éducation et la culture garde tout son sens, pendant la crise, grâce à l'échange intergénérationnel.