Un projet qui prend fin, à qui l’on dit… reviens !

Décidément, ce confinement en aura donné des idées ! En tout cas, côté créativité, il aura boosté plus d’un projet. Même si tout ce que vous allez découvrir ci-après a germé dans les têtes de Clotilde et Géraldine avant le confinement, c’est bel est bien cet événement qui a poussé à sa réalisation. Nous voulons bien entendu parler… des correspondances virtuelles !

 

 

Pour celles et ceux qui n’en n’ont pas encore entendu parler, c’est très simple. Ce projet visait à proposer aux personnes qui aiment écrire ou qui ont juste envie de partage, peu importe leur aisance dans l’écriture, de découvrir à travers une « correspondance virtuelle » une personne investie dans le réseau de la Ligue 13 (bénévole de Lire et Faire Lire, d’une association affiliée, d’un.e salarié.e, d’un.e jeune impliqué dans un projet (Ma Ville est Citoyenne, Tour de France Républicain, Centres sociaux…).

L’idée principale était de pouvoir échanger sur ce que nous aimons mais aussi sur ce que nous sommes, les valeurs qui nous unissenSans titret et les questionnements qui nous traversent en cette période.

Cet échange avait pour vocation de construire un partage entre nous et une meilleure connaissance des personnes qui incarnent et traversent notre réseau.  Ce projet avait également pour vocation d’être un outil culturel. L’écriture de la correspondance nous enjoint à poser des mots sur nos réflexions et nos actions. C’est une discussion à l’autre et à soi qui nous invite à la justesse du « bon » mot. Ce plaisir d’écrire est partagé par beaucoup d’acteurs de notre réseau et c’est pourquoi nous souhaitions le mettre en valeur.  Dans cette volonté d’échanges c’est toute la vision de l’éducation populaire qui s’y retrouve : débattre, écrire sa pensée, écouter les points de vue et apprendre de l’autre pour construire une culture commune.

Ce projet expérimental, qui a débuté le 25 mai, aura permis l’échange de 88 lettres entre 31 correspondants. Tout au long des échanges, des canevas ont été proposé comme support d’écriture aux participants afin de faciliter les échanges. Ainsi, pour la toute première lettre, il était possible d’utiliser le questionnaire de Proust. Les canevas n’en furent pas moins une obligation. Certains des participants s’en sont d’ailleurs donné à cœur joie, laissant aller leur plume à quelques envolées lyriques !

Suite au questionnaire de Proust, d’autres sujets ont été proposé afin d’inciter à l’écriture. Les participants ont alors pu échanger sur des thématiques plus larges comme : leur premier souvenir du déconfinement, leur rapport à la culture, leur engagement auprès d’une association …

Les canevas ont ainsi permis une riche diversité d’échanges, apprécié de l’ensemble des participants. Le projet a pris fin le 15 octobre, et c’est lors d’un bilan collectif qu’une bonne partie des correspondants a pu découvrir qui se cachait derrière le pseudonyme de leur binôme. Pour beaucoup, cela n’aura pas duré assez longtemps, pour d’autres il aurait fallu traiter plus de thématiques. Somme toute, le bilan est positif. Bon nombre des correspondants avouent avoir apprécié cette aventure et si une deuxième expérimentation devait être lancée, ils répondront présents ! Et vous ?

 

CE 1

CE 2