Ma Ville est Citoyenne: À la découverte des associations

Ma Ville est Citoyenne était de retour pour les vacances d’octobre, avec pour objectif cette fois-ci de partiMa r à la découverte du tissu associatif marseillais, que cela soit son organisation ou bien ses engagements, jusqu’à la façon dont les jeunes eux-mêmes peuvent s’investir dans la société.


Ma Ville est Citoyenne est un projet de la Ligue de l’enseignement des Bouches-du-Rhône, soutenu par la préfecture, se focalisant sur l’encadrement de jeunes provenant des collèges des quartiers prioritaires de la ville de Marseille. Durant chaque période de vacances, ils sont sensibilisés à une thématique, et explorent celle-ci avec l’aide des animateurs de la Ligue et de divers intervenants. Au cœur de chaque édition de Ma ville est Citoyenne réside une volonté de lutter contre l’inégalité des chances. Cela en proposant un cadre de découvertes éclectiques s’inscrivant sur la durée, afin de permettre aux enfants des quartiers concernés d’avoir accès aux outils et au langage nécessaire pour évoluer dans le monde et s’épanouir comme bon leur semble. En somme il s’agit avant tout de leur donner les clés pour approfondir leur propre pensée.
Pas à pas les groupes de chaque collège ont, du 24 au 31 octobre, eu l’opportunité de faire connaissance avec des camarades de classes qu’ils ne connaissaient peut-être pas, de se questionner eux-mêmes, ainsi que de forger de nouvelles amitiés au rythme des journées.

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Cette session a débuté jeudi 24 octobre au siège même de la Ligue, par une présentation du réseau Junior Association. Ce dispositif permet à de nombreux jeunes à travers toute la France de créer leur propre association, et ce dès 11ans. Enthousiastes, les enfants ont pu ensuite prendre l’initiative et mettre en avant leurs idées d’associations : cela allait des jeux-vidéo et de la danse, à des sujets de société plus complexes, tels que l’intégration des personnes en situation de handicap, ou bien l’aide aux plus précaires : « Chaque fois que je vois un pauvre, ça me fait de la peine, je me dis que j’ai de la chance », « ça fait de la peine de voir des gens en fauteuil roulant, nous on a deux pieds et il y en a parfois qui n’ont qu’un pied ». De fil en aiguille, les suggestions fusant, les jeunes se sont découvert des passions communes, ainsi que les outils nécessaires pour agir et les faire partager à autrui.

Vendredi, c’est sous le soleil de la plage du prophète que les enfants ont passé l’après-midi, en compagnie de la branche marseillaise de Surfrider, association ayant fait de la préservation des océans son cheval de bataille. Au fil de cette rencontre avec ses membres, les enfants ont été amenés à se familiariser avec les actions quotidiennes à entreprendre afin de préserver notre environnement. Cela passe par exemple par le fait d’adapter nos habitudes et geste quotidiens : utiliser des gourdes, faire attention à notre alimentation et à sa provenance ou bien trier ses déchets. Déjà sensibles à la cause écologique pour certains, les ados n’ont pas hésité à faire part de leur engagement entre eux.


Après quoi la journée du Lundi s’est déroulée sur le thème de la citoyenneté, qu’elle soit française ou européenne. L’UE, le pourquoi de sa formation, ses principes et ses lois sont des sujets quelque peu obscurs et difficiles d’approche pour les ados. Heureusement, les membres d’Eurocircle ont pu répondre à toutes leurs questions. « Pourquoi est-ce que ça existe l’Europe ? » « Il y a quels pays dedans ? » Par l’intermédiaire de jeux d’équipes, chacun a pu exprimer ses questionnements quant au fonctionnement de l’union européenne, les idéaux la régissant, ou bien ce qui nous rassemble et nous différencie en tant que nations. C’était aussi l’occasion pour la plupart de mettre en perspective leur idée de la citoyenneté, de définir ce que cela veut dire pour eux d’appartenir à une nation, elle-même comprise dans un collectif. Beaucoup de ces enfants n’ont jamais quitté Marseille. Prendre conscience du fait qu’il existe des dispositifs leur permettant de voyager facilement, de découvrir le monde, de partager et de confronter leurs idées avec les habitants de pays, pouvant de prime abord leur paraitre inatteignables, sert à nourrir leur imaginaire, à cultiver leur curiosité pour ce monde insoupçonné qui les entoure.


Le reste de la semaine s’est articulé autour des démarches autour de l’alimentation. Les jeunes se sont intéressés à la question du recyclage, notamment au compostage ainsi qu’au tri sélectif. Des intervenants de l’association Les Alchimistes les ont guidés afin qu’ils puissent appréhender et comprendre la volonté écologique et la philosophie à l’origine de ces démarches. Les enfants, pour la plupart, possèdent la volonté d’améliorer les choses d’un point de vue environnemental, ce sont les dispositifs pour mettre en œuvre cette volonté qui souvent leur font défaut.
C’est le lendemain, chez Pain et partage, que s’est déroulée la conclusion de cette odyssée associative. Le cœur plein d’entrain, et le ventre plein de brioche, les apprentis boulangers ont mis la main à la pâte afin d’élaborer leurs propres pains, qu’ils ont ensuite pu emporter chez eux.

Pour conclure cette semaine en beauté, les jeunes se sont retrouvés vendredi, pour une journée de jeux et de partage au Palais Longchamp, au cours de laquelle ils ont fraternisé autour de leurs expériences partagées. Ainsi peu à peu, les barrières s’amenuisent jusqu’à disparaitre. De jeu en jeu, de discussion en discussion, des élèves de collèges différents découvrent ce qu’ils ont en commun et étendent leurs horizons.
Voilà c’est terminé pour cette session ! Mais Ma Ville est Citoyenne revient dès les prochaines vacances !
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